Point de vue · Salon

Un salon d’automne dans l’Atlas : la palette se prélève dans le paysage

Olive des oliviers, rouille des feuilles, safran en éclats : ce salon ne cherche pas ses couleurs dans un nuancier, il les prend dehors. La méthode marche partout, en ville comme à la montagne. Démonstration, pièce par pièce.

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Les pièces de la photo

Canapé d’angle ALTASSINA · OliveModulable, toile double piqué antitache · 290 × 107 à 190 × H 66 cm 12 650 DHS Table basse AMARA · ÉbèneManguier massif sculpté d’un seul bloc · 80 × 80 × H 40 cm 2 990 DHS Console NASSAU · 130 cmChêne massif cérusé noir, pieds tournés · 130 × 40 × H 76 cm 3 850 DHS Fauteuil VEYA · OliveNoyer massif, toile de coton côtelée · 70 × 87 × H 80 cm · assise à 44 cm 3 320 DHS
Le look complet22 810 DHS
Payez en 2× · 3× · 4× · zéro frais · zéro dossier

Notre parti pris : la palette est déjà dehors

Murs chaulés, cheminée aux courbes douces, plafond à caissons de bois, et derrière la baie, des oliviers et les premières neiges sur les cimes. Ce salon ne s’est pas inventé une palette : il l’a prélevée dans le paysage. L’olive des arbres, la rouille des feuilles d’automne, le safran en éclats, le blanc de la neige sur les murs. C’est la méthode la plus sûre pour une harmonie qui ne date pas : regardez ce que vous voyez par la fenêtre, et rentrez-le dans la pièce. À Casablanca, ce sera peut-être le sable, le bleu de l’océan et le blanc des façades ; le principe reste le même.

Une couleur prise dans le paysage ne se démode pas : elle change seulement de saison.

L’olive, un neutre qui a du caractère

Le canapé d’angle ALTASSINA en est la base. Son olive est l’un de ces verts profonds que l’on retrouve partout dans les intérieurs actuels, et il a une qualité rare : il accepte toutes les couleurs chaudes sans les éteindre. Sa toile double piquée est traitée antitache, ce qui compte dans une pièce où l’on vit vraiment, et ses modules se recomposent si la famille s’agrandit ou si l’on déménage. Les lignes sont droites, l’assise est profonde : c’est un canapé qui s’efface derrière les coussins et les plaids, et c’est exactement ce qu’on lui demande.

Pour les coussins, notre règle : trois teintes au maximum, rouille, safran et lin, dans au moins deux matières différentes, velours et lin lavé par exemple. Un plaid rouille jeté sur la méridienne, pas plié : l’automne se joue dans le désordre maîtrisé.

Une table basse sculptée, une seule masse sombre

Devant le canapé, la table basse AMARA est sculptée dans un seul bloc de manguier massif teinté ébène, avec deux plateaux décalés. Dans un salon aussi clair, cette masse sombre devient le point d’ancrage de la pièce : l’œil s’y pose avant d’aller vers le feu. Laissez-la presque nue. Une coupe de grenades suffit, et la teinte ébène laisse voir le fil du bois sous la lumière rasante.

Le manguier massif de la table AMARA, teinté ébène sans cacher son fil, et la toile côtelée olive du fauteuil VEYA.

Le fauteuil de biais, secret d’un coin conversation

Le fauteuil VEYA, en noyer massif et toile de coton côtelée olive, n’est pas placé face au canapé mais de biais, tourné vers le feu. Un fauteuil orienté à environ 45 degrés ouvre le cercle au lieu de créer un face-à-face : on parle, on regarde la flamme, on n’a pas l’impression d’être en entretien. Son coussin lombaire et son assise à 44 cm en font aussi un vrai fauteuil de lecture. Le côtelé reprend l’olive du canapé dans une autre matière : même couleur, autre texture, c’est ce qui donne de la profondeur à une palette restreinte.

La console et la symétrie qui calme

Contre le mur, la console NASSAU en chêne massif cérusé noir aligne ses pieds tournés sur 130 cm. Deux lampes identiques, un miroir au-dessus : la symétrie calme une pièce riche en matières et en couleurs. Ses 40 cm de profondeur la rendent idéale pour un passage ; gardez au moins 80 cm libres devant. Elle porte le même nom que la table basse NASSAU en noyer de notre salon velours d’automne : une collection, deux humeurs.

Les mesures d’un salon où l’on se sent bien

  • Entre le canapé et la table basse : 40 à 45 cm, assez pour allonger les jambes, assez près pour poser une tasse.
  • La hauteur de la table : au niveau de l’assise ou légèrement en dessous ; avec ses 40 cm, la AMARA reste basse et laisse la vue dégagée vers la cheminée.
  • Le tapis : assez grand pour que les pieds avant du canapé et du fauteuil reposent dessus ; il relie les assises en un seul îlot.
  • Autour de la console : 80 cm de passage devant elle.
  • La conversation : pas plus de 2,50 m entre deux personnes assises, sinon on hausse la voix.

La lumière d’un salon d’automne

Le feu fait la moitié du travail, mais pas tout. Ajoutez des lampes basses en blanc chaud, autour de 2 700 K, sur la console et près du fauteuil, et éteignez les spots du plafond le soir. Des abat-jour en lin diffusent une lumière dorée qui fait vibrer l’olive et la rouille ; des pieds de lampe en céramique ambrée, comme ici, reprennent le safran des coussins.

Ce que nous éviterions

  • Plus de trois couleurs d’accent : rouille, safran et olive suffisent largement.
  • Un tapis trop petit qui flotte devant le canapé : il doit toucher les assises.
  • Tout aligner contre les murs : décollez le fauteuil, orientez-le, laissez circuler.
  • Une table basse encombrée : une pièce sculptée se suffit à elle-même.

Par où commencer

Par le canapé, puisque c’est lui qui fixe la couleur de base. Puis la table basse, la pièce de caractère. Puis le fauteuil, qui crée le coin conversation, et enfin les textiles, qui font la saison et se changent au printemps. Toutes les pièces de ce salon sont à découvrir au Showroom Palmier, à Casablanca, et livrées partout au Maroc. Paiement en 2×, 3× ou 4×, zéro frais, zéro dossier.

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